​Casino (Monoprix) poursuit sa réduction des surfaces non-alimentaires

(Auteur : fashionnetwork)
Casino, porté en 2016 par l’amélioration de sa rentabilité en France, table sur une progression de ses performances en 2017 grâce à un redressement au Brésil et à une poursuite de ses efforts de productivité en France.

Le distributeur, qui a dégagé un résultat opérationnel courant (ROC) en hausse de 3,8 %, se fixe pour objectif de le faire progresser cette année d’au moins 10 %, à changes courants. En France – dont le poids est devenu crucial depuis la cession des très rentables actifs asiatiques pour désendetter le groupe – le ROC a franchi la barre promise des 500 millions d’euros à 508 millions (après 337 millions en 2015), alors que la croissance a été limitée à 0,3 % en comparable, au lieu des 1,5 % anticipés par le groupe.

Cette performance en France, qui s’est traduite par une progression de la rentabilité de 90 points de base à 2,7 %, s’explique par les synergies permises par les accords sur les achats passés avec Intermarché, des réductions de coûts et une restructuration drastique du réseau de magasins.

Pour préserver ses marges en France, dans un environnement concurrentiel féroce, Casino a fermé environ 300 magasins déficitaires, transféré en franchise des magasins de proximité (Franprix, Leader Price) et réduit les surfaces non-alimentaires – déficitaires – dans ses hypermarchés Géant.

En 2017, où une hausse d’environ 15 % est attendue pour le ROC en France, dans l’alimentaire seulement, Casino poursuivra ses réductions de coûts, réduira ses investissements, et continuera de réduire les surfaces non alimentaires des hypers, où un retour à l’équilibre est attendu. Casino, qui estime avoir retrouvé une bonne dynamique commerciale dans l’ensemble de ses formats en France, a exclu des repositionnements significatifs de prix cette année.

Mis sous pression par le fonds Muddy Waters fin 2015 pour manque de transparence, pile de dettes et ingénierie financière masquant la baisse de ses performances, Casino s’est profondément transformé en 2016 pour regagner la confiance des investisseurs. Il a vendu ses filiales au Vietnam et en Thaïlande pour se désendetter, a soldé l’échec boursier de Cnova aux Etats-Unis et engagé la vente du brésilien Via Varejo et de ses actifs de e-commerce, foyer de pertes plombé par la crise.

Le ROC du groupe est ressorti à 1,034 milliard d’euros (consensus Thomson Reuters de 1,046 milliard), le résultat net normalisé – retraité des cessions – a reculé à 341 millions d’euros, contre 357 millions l’année précédente, mais le dividende proposé est resté stable à 3,12 euros. La dette financière nette est ramenée à 3,367 milliards d’euros, contre 6,073 milliards en 2015, grâce aux cessions.

Source : fr.fashionnetwork.com