Au Bout du Champ, un primeur engagé

(Auteur :  Martin Perrin)
Depuis quatre ans, Au Bout du Champ vend des fruits et des légumes produits en Île-de-France dont le prix a été fixé par les producteurs. Face à son succès, l’entreprise comptera sept magasins d’ici la fin de l’année.

« Néoprimeur ». C’est ainsi que Julien Adam définit Au Bout du Champ. L’entreprise qu’il a co-fondée en 2013 à Paris avec Joseph Petit privilégie les circuits courts. « Nous voulons redonner de la valeur aux fruits et légumes produits en Île-De-France », explique Julien Adam. Un combat pour lutter contre la perte des nutriments pendant le transport. L’entrepreneur donne l’exemple de la salade qui, 24 heures après sa récolte, ne contient plus que la moitié de ses apports nutritifs. Le concept d’Au Bout du Champ consiste donc à proposer des fruits et légumes ultra frais, cueillis le matin même et qui ne sont pas passés par des réfrigérateurs.

Mais la fraîcheur n’est pas le seul engagement des deux co-fondateurs. Ces derniers souhaitent devenir de réels « partenaires » des producteurs. « Au Bout du Champ, ce n’est pas nous qui fixons le prix, ce sont les agriculteurs », indique Julien Adam. Une manière de soutenir l’économie locale. Et ce n’est pas tout, c’est l’entreprise qui se charge de la logistique, de la distribution, de la communication et de l’accompagnement des maraîchers vers l’agriculture biologique.

D’ici la fin de l’année, l’entreprise comptera 7 magasins dans la région parisienne. L’un ouvrira en novembre dans le 14e arrondissement et un autre en décembre dans le 20e. Avec ses 40 salariés et son chiffre d’affaires de 2,5 Millions d’euros, Au Bout du Champ commence à se faire une renommée en Île de France. Mais pas question d’élargir son activité à d’autres régions en France. « Mais s’il y en a d’autres qui peuvent le faire à notre place, il ne faut pas nous attendre, il faut y aller », encourage Julien qui travaille sur l’offre numérique et la livraison à domicile de l’enseigne.

Source : ekopo.fr