De la randonnée et des surgelés chez Gamm vert

(Auteur : Olivia Leroux)
Poursuivant sur la voie de la diversification, l’enseigne de jardinerie Gamm vert s’apprête à doter ses magasins de rayons dédiés à la randonnée et de bacs à produits surgelés.

A la tête de 1 157 points de vente, ayant réalisé un chiffre d’affaires de 1,502 milliard d’euros en 2015, en croissance de 13 % (et de 2 % à périmètre constant), présent sur tous les terrains (dont le web avec le site plantes-et-jardins.com), en multi-marques (Gamm vert, Delbard, Jardineries du Terroir) et en multi-format (de 500 à 6 000 m²), le pôle jardinerie d’InVivo Retail est désormais une très grosse machine. Une machine qui entend bien profiter de sa “force de frappe exceptionnelle” pour peser sur son marché, et y creuser un “nouveau sillon”.

“Petit Decathlon de proximité”
Après la création de rayons de produits alimentaires de terroir, puis le lancement du concept spécialisé Frais d’Ici, fin 2014 (2 prototypes ouverts à ce jour, une dizaine de plus souhaitée en 2016), Gamm vert s’engage aujourd’hui dans deux nouvelles voies de diversification. Depuis quelques mois, a-t-on appris le 10 mars, l’enseigne teste ainsi dans 22 magasins des espaces dédiés à la petite randonnée, activité pratiquée par nombre de ses clients. “Il s’agit de se positionner comme un petit Decathlon de proximité”, note Jean-Pierre Dassieu, directeur général. Le conseil version locale en plus, puisque les vendeurs sont formés à la connaissance des GR de leur région. Le rayon, indique-t-il, est déjà en cours de déploiement dans le réseau.

Surgelés du terroir
Plus surprenant, l’apôtre du potager se met aussi aux surgelés. “Avec une offre unique composée de produits 100 % issus du terroir et 100 % élaborés en France, précise Frédéric Guyot, directeur du marketing et des achats. Depuis septembre, 14 jardineries du réseau ont ainsi ajouté à leur rayon terroir une moyenne de trois bacs, contenant une cinquantaine de produits : légumes bruts, glaces, fruits, viandes, plats cuisinés régionaux… “Nous jugerons en juin, avec quelques mois de recul, la pertinence de cette offre. Mais envisageons déjà de la généraliser au réseau à compter de 2017″, annonce le responsable.

Un nouveau modèle à créer
“Sur un marché du jardin atone, nous devons apporter du nouveau, et du nouveau contre-cyclique. Les gens fréquentent les jardineries traditionnelles trois à quatre fois par an. Nous visons un concept de tous les jours, répondant à des besoins hebdomadaires, voire quotidiens. Et cela implique une transformation complète de notre modèle économique”, conclut Jean-Pierre Dassieu. Qui par ailleurs et pour consolider le leadership de ses enseignes, se dit très attentif à toutes les opportunités de croissance externe qui pourraient se présenter.

Source : franchise-magazine.com