Le drive fermier en plein essor à Toulouse

(Auteur : Julie Guérineau)
Le sixième point de collecte du Drive fermier toulousain a été inauguré hier place Wilson. Lancée en 2014, l’initiative rencontre un certain succès à Toulouse.

En vogue dans toute la France, les circuits courts, qui permettent aux producteurs de vendre directement leurs produits aux consommateurs, sont aussi plébiscités à Toulouse. Pour répondre à la demande grandissante, le Drive fermier toulousain a inauguré hier à l’agence W31 du Crédit Agricole, place Wilson, son premier point de retrait dans l’hypercentre de la ville. Instauré en septembre 2014 par une association de producteurs locaux soutenue par la Chambre d’agriculture, ce dispositif permet aux Toulousains de commander en ligne toutes les semaines entre le lundi matin et le mardi soir des produits locaux qu’ils pourront retirer le vendredi suivant dans l’un des six points de collecte de la métropole. Il suffit de s’inscrire sur le site du drive et de choisir parmi les 550 références proposées, de la viande au miel en passant par les œufs et la farine.

Et depuis 2014 le succès est au rendez-vous. Environ 150 paniers d’une valeur moyenne de 35 euros ont été commandés au Drive fermier toulousain l’an dernier pour un chiffre d’affaires total de 240 000 euros. Après presque un an et demi de rodage, la Chambre d’agriculture est satisfaite de ces premiers résultats et espère ouvrir de nouveaux points de collecte.

Si elle plaît aux consommateurs, l’initiative est un véritable atout pour les quarante producteurs qui la portent. Trente d’entre eux travaillent en Haute-Garonne. Les dix autres sont implantés en Ariège, Aveyron, Hautes-Pyrénées, Tarn et Tarn-et-Garonne.

«Le drive nous permet de faire connaître nos produits et de diversifier les circuits de commercialisation. Et puis ça met du beurre dans les épinards. Le chiffre d’affaires que nous réalisons au drive est identique à celui que nous réalisons dans un magasin de producteurs», explique Julie Renard, qui transforme les céréales produites par son compagnon en farine et en pâtes sèches et fraîches à Merville, et a intégré le drive dès son installation il y a un an. Financièrement, l’opération est intéressante pour les producteurs, qui peuvent prendre une marge plus importante que s’ils vendaient leurs produits via des intermédiaires. Le drive fermier toulousain rapporte ainsi de 900 et 1 200 euros par mois à Nathalie Lasserre, productrice de bœuf et de veaux à Marignac Laspeyres, et représente entre 8 et 10 % du chiffre d’affaires de Benoît Leverrier, producteur de porc noir gascon dans le Tarn-et-Garonne. De quoi redonner un peu le sourire à une profession durement touchée par la crise.

Source : ladepeche.fr