Jennyfer cible les gares parisiennes

(Auteur : 
Plutôt discrètement, Jennyfer étoffe son réseau de magasins, en France comme à l’étranger. La marque fondée en 1985 et acquise en 2005 par les fondateurs de Celio a inauguré 45 magasins à l’enseigne en 2017, dont 28 en France. Elle revendique un parc global se composant d’environ 500 adresses.

Parmi les ouvertures significatives intervenues cette année, incluant des relocalisations, la griffe de mode féminine s’est installée dans les centres commerciaux Carré Sénart (77), Val d’Europe (77), Promenade de Flandre (59) et Cap3000 (06), et a aussi implanté une boutique XL en périphérie de Besançon, sur une surface de 750 mètres carrés.

Pour 2018, la marque entend poursuivre sa route selon le même rythme, en s’installant notamment dans la galerie commerciale de deux gares parisiennes qui bénéficient d’un fort trafic : au sein de la gare Saint-Lazare et surtout de la gare du Nord, première gare européenne en termes de fréquentation (500 000 voyageurs par jour), qui subit un lifting depuis 2015. Même si l’enseigne a déjà été présente par le passé dans cette dernière, il s’agit pour Jennyfer d’une nouvelle approche dans la capitale, après avoir fermé il y a plusieurs mois sa boutique phare de la rue de Rivoli, dans le 1er arrondissement.

Ces deux nouveaux magasins bénéficieront du nouveau concept de Jennyfer, lancé en fin d’année 2016, et amené à évoluer selon les différentes adresses pour caractériser chaque lieu de vente.

A l’international, la chaîne française, dirigée depuis un an par l’ex-PDG de Desigual, Manel Jadraque, a fait son entrée fin 2016 en Côte d’Ivoire et au Guatemala, et a poursuivi sa route en Amérique centrale avec l’ouverture d’un premier point de vente au Honduras cet été par le biais d’un partenaire local. Elle a également ouvert à Limassol son premier point de vente chypriote en 2017 et a ajouté cette année cinq nouvelles adresses à son réseau italien.

L’enseigne, qui a lancé une campagne de recrutement de mannequins, maquilleuses, photographes et musiciennes parmi sa communauté, a fait évoluer sa cible cliente, en se détachant des adolescentes pour cibler davantage les vingtenaires. « Cela ne s’accompagne pas d’une montée des prix, on cherche toujours à être très accessibles, mais l’offre a quelque peu évolué, tout en conservant une certaine culture du sexy », explique Alexandra Jubé. Les collections, suivant à la lettre les tendances du moment avec un accent streetwear, affichent des prix avoisinant les 15 euros pour un t-shirt, 25 euros pour un pull ou un jean, et 60 euros environ pour un manteau.

Source : fr.fashionnetwork.com